[EVENT] La légende des Gardes du Pont de Jeniah

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Luth macFay
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[EVENT] La légende des Gardes du Pont de Jeniah

Messagepar Luth macFay » 15 sept. 2005 05:03

Ceci est l'introduction de l'EVENT que ma guilde organise :Avendale Jones et le Trésor des Gardes du Pont de Jeniah. On y explique l'origine du trésor et certaines informations qui pourront vous aider à le trouver. A vous de voir ;)

Sur le balcon d'une des tours lacustres de Crystabell, Luth racontait une légende aux enfants de la cité, assis en cercle autour de lui.

En ces temps bénis précédant l'Essaim, notre peuple vivait sur les rives de la mer en cette terre riante qui était nôtre, Trykoth !

Le long des côtes de ce pays que nous pleurons encore, s'élevait fièrement la cité de Jeniah, le plus grand port qu'Atys eut jamais vu de mémoire homine et karavan. Des navires des quatre terres anciennes y venaient déposer des marchandises fabuleuses et des denrées merveilleuses, faisant de Jeniah une cité opulente.

Cette richesse n'émerveillait pas autant les sens des Homins que la ville elle-même ! Bâtie sur plusieurs ilôts rocheux, elle n'était reliée à la terre ferme que par un pont, le pont de Jeniah. Ses tours s'élançaient vers le ciel et servaient de niches pour les Ybers des Mers et les Oiseaux-Lumières. Les quais y étaient vastes et sentaient à la fois les embruns et les épices. Qui venait à Jeniah était assuré d'avoir ses sens s'épanouir en un plaisir rare et ennivrant tant par l'odeur des épices mêlée à celle des embruns, par les musiques des auberges faisant un hymne avec le son des vagues roulant contre les pontons, par les fanions colorés et les habits bigarrés créant un océan de couleurs et par tous les plats des quatre coins de l'Arbre satisfaisant n'importe quel gourmet, même un légionnaire fyros !

Las, comme vous le savez mes enfants, l'Essaim et le Feu de Coriolis s'abattirent sur nos ancêtres ! Et c'est là que mon conte débute !

Devant le Feu de Coriolis, nombre de Matis, de Trykers et de Fyros voire même quelques Zorais fuirent vers Jeniah dans l'espoir de prendre un navire en partance vers un lieu loin du malheur... Et quand les hordes kitins submergèrent les premiers pays homins, le flux de réfugiés s'accrut en la cité, vain espoir que la mer arrêterait les Kitins.

On raconte que parmi ces réfugiés, il y eut des sorciers-généticiens Matis portant avec eux leurs dernières créations végétales dont, dit le conte, la Matoxia. On dit aussi que des moines zorais arrivèrent dans la cité avec des armas portant des bibliothèques entières, dont les livres hérétiques de la religion kamie que même les prophètes zorais actuels ont maudits car ils ne traitent pas de Ma-duk ! On dit aussi que les Fyros y amenèrent leurs dernières inventions en matière d'armement après que leurs forteresses se fussent écroulées. Et il y avait toutes les merveilles trykers de cette cité. Un trésor faramineux, tel qu'il ne fut jamais vu et ne sera jamais revu se constitua dans les entrepôts de Jeniah, tant en merveilles artistiques qu'en cubes d'ambres et en richesses plus prosaïques !

Las encore, le refuge rêvé qu'était Jeniah n'était qu'une chimère. Les Kitins marchèrent contre Trykoth et Jeniah elle-même fut menacée ! Les réfugiés paniquèrent et le maire de la ville, Iain macDhugal, appela à l'évacuation.

Malheureusement, les Kitins étaient trop proches et la cité allait tomber avant que l'évacuation ne fut même commencée.

C'est là que des milliers de Trykers se levèrent ! Pour sauver leur peuple et les réfugiés, ces courageux Trykers prirent les armes et se mirent en rangs groupés sur le Pont de Jeniah. On vit là des membres de tous les clans de la région de Jeniah : des o'Byroy de Jeniah, des macDhugal de Jeniah, des macFay de la côté-Fée, des Locna du clan du Baldusa blanc, des Be'Lauppy de Jeniah et tant d'autres encore ! Tous unis sur le Pont de Jeniah, tous tremblant de peur en sentant la marche des Kitins faire vibrer le pont, tous pourtant prêts à mourir pour que chaque minute de combat permette d'affréter un blanc navire de Jeniah vers le grand large ! Tous, du plus jeune, Kaine o'Biroy douze ans, au plus ancien, Belduzar Locna cent trente ans, unis par un même serment, celui de la Garde du Pont de Jeniah : protéger le peuple tryker quoi qu'il en coûte pour eux !

Et il en coûta cher ! Les Kitins leur tombèrent dessus alors qu'une averse automnale trempaient les armures des défenseurs du Pont de Jeniah ! Les Kinchers et les Kipuckas dévalèrent les falaises pour fendre sur les premiers rangs des piquiers trykers dans leurs armures ry-tashoks turquoises... et le sang coula à flot, vite lavé par les embruns frappant le pont et la pluie torrentielle. Des centaines de trykers périrent emmêlés dans les carcasses des Kidinaks, des Kinreys, des Kipestas, des Kinchers, des Kipuckas, des Kirostas mais les rangs tenaient. Les fusiliers, les pistoliers, les mitrailleurs et les grenadiers tiraient depuis les tours du pont, fauchant les rangs kitins avant que des Kipureth ne fassent s'effondrer les bâtiments dans les flots, condamnant à la noyade les courageux Gardes du Pont de Jeniah qui y étaient. On vit aussi des rangs de guerriers se pressaient les uns contre les autres, certains encore morts, pour repousser dans des mouvement de vagues humaines et kitins l'invasion... et le fauchage effectué par les Kipestas décapiter par centaine les courageux et desespérés Trykers de la Garde, éclaboussant de sang les visages de leurs frères, amis et compagnons d'armes.

On vit ainsi plus de dix mille Trykers lutter trois jours et trois nuits sans se reposer, sans dormir contre des hordes sans cesse plus nombreuses de mandibules et autres appendices monstrueux. Et un par un, les dix mille Gardes du Pont de Jeniah périrent décapités, transpercés, noyés, piétinés, éventrés, éléctrifiés ou dissolus dans un jet d'acide.

Mais leur serment fut tenu. Quand l'aube du quatrième jour de combat se pointa alors que la pluie et la tempête d'automne s'affaiblissaient, le cor du dernier bateau résonna dans la cité... Les Gardes avaient réussi. Mais ils n'étaient plus qu'une centaine et devant eux s'élevaient des milliers de Kitins... Ils allaient malgré tout mourir. C'est alors que les cinquante plus âgés des Gardes ordonnèrent aux cinquante plus jeunes de fuir vers la cité et de prendre un navire sans se retourner.

Evidemment, les cinquante cadets refusèrent. Mais un des derniers grenadiers, membres des cinquante plus âgés fit sauter le pont entre lui et les cinquantes plus jeunes. Le destin des anciens étaient scellé et le coeur blessé, les cinquantes plus jeunes Gardes s'enfuirent vers le port.

Il ne restait sur le port qu'un galion que prirent les Gardes... et quelle ne fut pas leur surprise d'y voir entreposer dans ses cales un trésor digne des antiques Empereurs fyros, non dix fois supérieurs à celui de ces Empereurs depuis longtemps en sciures ?

Et c'est avec un trésor merveilleux, une dette de sang et un serment, que les derniers Gardes du Pont de Jeniah partirent vers d'autres cieux plus cléments.

Mes enfants, l'histoire pourrait s'achever là... mais elle n'en est aucunement finie. Bien au contraire. En souvenir de tous ls Gardes morts à Jeniah et des cinquante anciens qui se sacrifièrent, les derniers Gardes renouvelèrent le serment de la Garde du Pont de Jeniah : tout faire pour protéger le peuple tryker.

Et on vit ces guerriers dans leurs armures turquoises frapper les Kitins en tout lieu où des réfugiés trykers fuyaient les Kitins. On les vit sur les routes vers les arc-en-ciels de l'exode, on les vit sous les murailles zorais avant l'infâme lâcheté de ce peuple, on les vit dans les cités de Breneth et de Trykoth protégeant les populations fuyant la mise à sac de ces cités... On les vit partout !

Dès qu'un Garde du Pont de Jeniah dans son armure turquoise apparaissait, les Trykers cessaient d'avoir peur. On allait les protéger.

Malheureusement, ce courage eut un prix. Un à un, les Gardes du Pont de Jeniah périrent et à la fin, on n'entendit plus parler d'eux.

Là, se finit mon conte, les enfants !


Tout excités par le conte, des enfants se levèrent et jouèrent au Garde du Pont de Jeniah combattant les Kitins incarnés par de malheureux nommés volontaires tandis que d'autres assaillaient Luth de questions.

Luth répondit aux questions une à une avant qu'une petite gamine aux couettes vertes ne lui en pose une dernière :

M'sieur Luth, qu'est devenu le trésor des gardes du pont de Jeniah ? Vous savez, c'lui qu'ils ont trouvé dans le galion !

Luth sourit :

On raconte que trois gardes passèrent par l'un des arc-en-ciels et qu'ils furent parmi les bâtisseurs des cités d'Aeden Aequous et qu'ils ont lutté pour nettoyer les Lacs des Kitins qui y étaient. Certains murmurent qu'ils auraient emporté ce trésor avec eux... et qu'ils l'auraient caché quelque part sur les nouvelles terres. Mais ce ne sont que des légendes quoique... Je sais qu'un archéologue croit dur comme fer au trésor. Et il se vante parfois dans les bars de Fairhaven qu'il a trouvé le journal d'un Garde du Pont de Jeniah, Aeddan o'Biroy, indiquant comment trouver le trésor. Si ce trésor existe, qui sait quelles merveilles du passé il pourrait nous offrir ! De l'ambre ! Des armes fabuleuses ! Des cubes d'ambre chargés de connaissances anciennes ! La Matoxia dont les rumeurs colportées par les Egorgeurs nous ont parlées ! Qui sait ? Si Avendale Jones a raison, peut-être que vous le trouverez ces trésors !

Sur ces mots, il éteignit la chandelle, indiquant aux enfants qu'il était l'heure d'aller dormir !

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